"...pour que la stupidité et la peur de nous empêche jamais de respirer l'air du large" - extrait du texte patriotique lu par Raymond Bouchard lors du spectacle de la St-Jean-Baptiste
Il y a toute une ironie à ce que Stephen Harper, le premier ministre du Canada originaire de Calgary qui promet de régler le déséquilibre fiscal et qui a déclaré aux Américains en 1997 "This is not a bilingual country" alle s'enfermer dans la citadelle à Québec pour la fête nationale du Québec.
247 ans après la Conquête, le premier ministre anglophone du Canada va célébrer la fête du Québec enfermé dans la citadelle de Québec, en refusant de reconnaître que le Québec constitue une nation.
C'est une question d'image mais pour moi, l'image que je vois dans tout ça, c'est l'anglais qui va se cacher dans la vieille citadelle plutôt que de fêter avec les Québécois. Si j'étais parano, je dirais que ça ressemble à un relent d'occupation anglaise...
Mais peu importe - bonne St-Jean à tout le monde. Célébrez, profitez-en, faites la fête!
Cette chronique a été écrite par une fille qui porte fièrement son chandail du National de Québec (oui, le National, pas les Nordiques).
dimanche, juin 25, 2006
S'abonner à :
Publier des commentaires (Atom)
1 commentaire:
À toute personne qui a minimalement été attentive à la carrière de Stephen Harper, la chose ne devrait pas étonner. Nonobstant les questions de décentralisation, Harper est assez trudeauiste dans sa vision du Canada. Il a rejeté Meech en 1987-1990 et était aussi contre Charlottetown.
N'oublions pas aussi que l'un de ses mentors est Tommy Flanagan, professeur à l'Université de Calgary, dont les thèses sur la construction de l'identité canadienne prennent pour acquis que toute communauté au Canada n'est qu'un élément de la mosaïque canadienne parmi les autres, sans plus ou moins d'importance et indépendemment de leur poids dans l'histoire et la mémoire collective.
Cela s'applique, selon Flanagan, pour les Québécois, mais aussi pour les autochtones, qu'il ne voit que comme rien d'autre que la 'première génération' d'immigrants canadiens, et à ce titre ne méritent donc pas plus de droits que n'importe qui.
Publier un commentaire