mercredi, juillet 12, 2006

La déclaration de Charest

Honnêtement, des fois je me demande pourquoi on peut lire "Je me souviens" sur les plaques automobiles du Québec. Vraiment...

J'ai beau me demander, m'interroger, me questionner, je ne vois pas pourquoi Boisclair et le PQ sautent sur la déclaration de Jean Charest sur la faisabilité de la souveraineté comme ils le font.

Je ne comprends pas parce que ça fait longtemps que des libéraux (et d'autres) font des déclarations de ce genre. Il n'y a rien de nouveau. Et Robert Bourassa était probablement le plus grand utilisateur de ce genre de déclaration. Mais la question est... Vous en souvenez vous???

Sans passer à travers toutes les déclarations de ce genre, permettez-moi simplement de vous rappeller la superbe déclaration de Bourassa au lendemain de l'échec de l'accord du Lac Meech :

Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d'assumer son destin et son développement.


On s'entend que si on est capable d'assumer son destin et son développement, on veut aussi dire que la souveraineté est faisable?

Bourassa était tellement passé maître de ses déclarations ambigues (pour un libéral) que même Parizeau, alors chef de l'opposition a été bouche bée une bonne journée et à déclaré sa fameuse phrase "Je tends la main à mon premier ministre..."

Bref, faudrait arrêter de s'énerver à chaque fois qu'un politicien dit quelque chose d'évident pour tout le monde.

Si Boisclair veut faire la souveraineté, faudrait qu'il arrête de jouer les vierges offensées et qu'il commence à parler d'un programme complet et un plan d'action... Honnêtement, je suis peut-être la seule mais je commence à être tannée d'entendre les gens crier au loup pour rien.

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Disons que Bourassa n'est pas vraiment un bon exemple. Le lendemain de l'échec du Lac Meech, la souveraineté était très élevée dans les sondages. Bourassa a fait ce que devait être fait : prendre la vague. Il l'a pris et il l'a calmement fait redescendre. D'ailleurs, à ce sujet, Lisée à écrit un très bon livre : le tricheur (titre évocateur).

Quant à la question économique, je peux très bien comprendre pourquoi le PQ "s'énerve avec ça" : ce fût un argument vastement utilisé en 1995 : l'instabilité économique ferait perdre des milliers d'emplois etc. etc, ce qui est complètement n'importe quoi.

MaZe a dit...

Pabsta, je suis d'accord avec toi que utiliser l'argument du "le chaos va naître, l'anarchie va s'installer, l'économie va s'effondrer", c'est ridicule. L'enfer n'ouvrira pas ses portes pour avaler le Québec. Mais on s'entends-tu que de dire que le Québec ne peut pas être un pays viable, ça a pas d'allure?

Reste que même si je ne suis pas d'accord, je pense que c'est plus l'argument du chaos généré par un Oui que par la non-viabilité qui a été utilisé en 1995, non?

J'ai tout lu Lisée, en commençant par le Tricheur et le Naufrageur (encore plus intéressant que le Tricheur je trouve).