mercredi, juin 21, 2006

L'avortement et les valeurs chrétiennes (encore)

Honnêtement, même moi je commence à être tannée d'en parler mais c'est une question essentielle qui nous ramène 40 ans en arrière, à une époque où les femmes n'osaient pas encore revendiquer l'équité salariale, où les familles étaient nombreuses, où les monoparentales n'étaient pas la norme et où, selon le Vatican, on reconnaissait depuis peu que les femmes ont une âme.

Alors rappel en arrière pour ceux qui n'ont pas suivi l'histoire (31 commentaires sur un texte, c'est le record sur mon blogue et c'est sur une entrée sur l'avortement). Depuis l'arrivée au pouvoir du conservateur Bernard Lord, il n'y a pas d'avortement au Nouveau-Brunswick dans le système de santé public et l'assurance-maladie ne rembourse pas non plus les avortements. À moins que l'avortement soit jugé médicalement nécessaire par deux spécialistes différents et qu'ainsi il mette en danger la vie de la mère. Dr. Morgentaler a donc ouvert une clinique privée à Fredericton où il en coûte entre 500$ et 700$ pour se faire avorter, en plus des manifestants qui crient des commentaires pas fins du tout au gens qui entrent et sortent de ladite clinique. Et Morgentaler poursuit aussi le gouvernement du Nouveau-Brunswick, une cause en attente depuis 3 ans ou plus je crois.

Il s'agit là d'une infraction directe à la loi canadienne sur la santé qui prévoit que les femmes, de partout au Canada, doivent avoir accès à l'avortement.

Jusqu'à maintenant, le seul endroit pour subir un avortement jugé médicalement nécessaire par 2 spécialistes était à l'hôpital Dr. Everett Chalmers de Fredericton mais voilà, les médecins dudit hospital ont jugé qu'ils étaient trop occupés et n'avaient pas le temps de pratiquer des avortements.

Afin de ne pas se faire couper les vivres du fédéral (Allan Rock, lorsqu'il était ministre de la santé avait menacé de retenir les paiements de transferts au Nouveau-Brunswick tant que les femmes n'auraient pas accès la des avortements), la province à trouvé un autre hôpital où pratiquer ses avortements jugés médicalement nécessaires : l'hôpital Dr. Georges-L.-Dumont à Moncton. L'hôpital français comme on dit.

Mais il ne s'agit là encore que des avortements jugés médicalement nécessaires par deux spécialistes. Ce n'est pas ce que garantie la loi canadienne sur la santé.

Qu'on soit pour on coutre l'avortement, le problème avec le débat, c'est que ça tourne souvent autour des croyances religieuses. En 2006, en cette ère de la science, c'est fascinant que les questions qui nous déchirent le plus, sont celles de nature religieuse. On semble retourner à l'époque des croisades. On a peur de tous les musulmans qu'on accusent en bloc de terrorisme et on envoi les pro-choix et les pro-avortement brûler en enfer. Est-ce que la perte de l'Humanité ne sera pas finalement le fait de ne pas croire en soi-même assez pour devoir croire en un être suprême au point d'imposer cet être à tous les autres citoyens? Argh.

Bon. Tout ça pour voir dire que je suis profondément troublée quand je lui dans le journal (et sur mon blogue) qui dit que parce que je suis pro-choix et que je pense que chaque femme est la mieux placée devant une décision aussi importante, je suis une meurtrière, que je ne suis pas chrétienne et que j'irai en enfer.

Encore plus inquiétant, qui sont ces gens pour inclure tout le peuple acadien dans leur croisade pro-vie? Suis-je moins acadienne (bon, d'adoption) parce que je suis pro-choix? est-ce que l'Acadie va me bannir? Me ramener à la frontière du Québec??? Inclure tout le peuple acadien dans une telle croisade m'apparaît innacceptable! Le Québec aussi a un héritage profondément religieux mais ça ne l'empêche pas d'évoluer. Les gais sont des êtres humains et sont égaux, la contraception est un outil exceptionnel et les femmes sont égales aux hommes, oui.

Voici quelques commentaires - en 2006! - dans L'Acadie Nouvelle d'aujourd'hui :

"Cette nouvelle fait l'effet d'une bombe pour le peuple acadien, avec son héritage profondément religieux, affirme M. Peter Ryan (directeur général du Droit à la vie du Nouvea-Brunswick). Cet hôpital était originellement nommé l'Hôtel-Dieu, c'est-à-dire la Maison de Dieu. Si l'hôpital ne veut pas être désigné comme étant la maison de la mort, il va falloir changer de parcours."

Et dans le courrier du lecteur :

"NOS AVORTEURS ACADIENS

ce qu'on croyait une vilaine rumeur n'en est plus une. L'Hôpital régional Dr. Georges-L.-Dumont s'est insérée dans la brèche causée par le décision de cesser les avortements à l'Hôpital Dr. Everett Chalmers de Fredericton et rétablira l'abominable pratique dans ses locaux à Moncton.
Quelle honte de voir une institution médicale honorant la mémoire d'un des plus grands bâtisseurs acadiens - un médecin profondément chrétien qui a assisté à ma propre naissance ainsi qu'à celles de tous mes frères et soeurs - se mettre à genoux devant une clique de féministes vouées à la destruction quasi systématique de nos enfants à naître ici au Nouveau-Brunswick.
Quel terrible affront à la mémoire de ce remarquable pionner à qui nous devons tant pour la protection de notre patrimoine acadien. Comme on l'exprime si bien dans notre langage populaire :"C'est une claque en pleine face!".
Le taux de natalité chez les Acadiens est déjà très bas. La dernière chose qu'il nous faut, c'est de supprimer encore plus de naissances. L'Avortement en fait constitue un génocide pour l'Acadie.
ce que les Anglais n'ont pu accomplir - notre disparition comme peuple - nos avorteurs acadiens tâcheront de le réaliser. Et ils le feront avec le (sic) complicité de notre hôpital élite acadienne! De quoi se féliciter, ne pensez-vous pas?" - Thaddée Renault, Fredericton

"OUI À LA VIE
Je vois et j'entends souvent des choses dans les journaux ou les médias qui parlent d'avortement. ce sujet m'a toujours dérangée, mais je n'ai jamais osé en parler. probablement de peur d'être jugée pour mon parti pris pour la vie...
Nous n'avons pas à juger celles qui en subissent un. ce n'est pas à nous de le faire. Non, ce qui me fait de la peine, ce sont tous ces petits êtres humains qui ne verront jamais le jour.
Plusieurs années passées, on en entendait beaucoup plus parler avec les manifestations du pour et du contre les cliniques d'avortement. Puis, tranquillement, les cliniques s'installent et les consciences humaines se taisent, comme si tout cela était normal...
Je dis bravo aux hôpitaux qui ont et qui auront à se tenir debout pour le droit à la vie. Aussi aux médecins et aux soignants qui auront à se poser la question un jour peut-être...Tenez bon, tenez vos coeurs et vos consciences ouverts à ces petites vies qui ne demandent qu'à naître.
Hommes et femmes politiques, vous aussi vous pouvez les aider. vous avez du pouvoir, il suffit de vous en servir. Arrêtons de nous taire par peur d'être jugés et du "qu'est-ce que le monde va dire?".
Donnons une chance à ces petits enfants de voir le jour. Regardez la beauté, la spontanéité, la joie de vivre, le sourire d'un enfant. C'est ça la vie...et non le contraire..." -Lyne St-Pierre, Grande-Anse


Une note en terminant, sur un parallèlle qui démontre à mon avis comment subtilement les sociétés glissent dans le totalitarisme : après l'avortement aux États-Unis, de plus en plus de médecins et de phamaciens refusent de prescrire la pillule contraceptive aux femmes parce que ça va à l'encontre de leurs croyances religieuses.

En Afghantistan, les Talibans avaient imposé la burka aux femmes parce que toute vue de la peau d'une femme allait à l'encontre de leurs croyances religieuses.

7 commentaires:

Anonyme a dit...

C'est comme si le N-B et l'acadie n'avaient pas vécu de révolution tranquille, ni la libération sexuelle des 1960-70.

Au Québec la laïcisation (c'tun mot?) de l'état en a été le résultat le plus permanent. Et on en est fier.

Quoi que maintenant, les cours de justice penchent maintenant en faveur des groupes religieux minoritaires, tels musulmans et sikh.

Mais à mon avis, c'est une mauvaise direction. Quand on commence à donner des privilèges à une minorité, la grogne va gagner la majorité qui voudra compensation.

Y a t il plus conservateur que les maritimes?

Ah oui... les prairies. :)

Anonyme a dit...

1-oui, Brem, c'est un mot. Un beau mot d'ailleurs, laïcisation.

2-Personnellement, je pense de plus en plus que nous en sommes à la prochaine grande impasse de la civilisation. On est proche de l'incohérence schizophrène.

Le droit de faire quelque chose n'équivaut pas automatiquement à la liberté de faire son contraire...

Nous avons décidé de virer de la vie collective toute orientation religieuse dans les politiques. C'est bien, à mon avis. Nous sommes tous d'accord sur la liberté de culte, c'est aussi très bien. Mais voilà la pogne: comment est-il possible de demander à un citoyen croyant de se dissocier de sa spiritualité? Et qui suis-je pour en juger, moi qui demande à ce qu'on ne juge pas la mienne? Et je fais quoi si c'est mon député??

Et on ne commence même pas à parler du clash des civilisations occidentales et arabes ou des relents nationalistes, éternels parce qu'identitaires.

Je suis d'accord avec toi Julie: la violence qui dort dans une société où l'harmonisme et le consensus clouent le bec de tout un chacun ne peut que déboucher sur des cauchemars extrémistes...

Mais la décision censée des uns sera obligatoirement la folie fasciste des autres.

The JF a dit...
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The JF a dit...

J'avais pas encore lis cette entrée... Et là, j'suis totalement dégoûté par les commentaires de l'Acadie Nouvelle, on percoit des pensée comme que le passé doit être le dictateur du présent ce qui en conséquence fige le future, on voit des déclarations du type apocalyptique, et d'autres ont une vision romantique de la réalité où les gens se déclarent "pour la vie" en disant qu'ils s'attristent pour chaque petit bébé potentiel qui ne sera pas née mais je me demande jusqu'à où ces gens sont "pour la vie." Sont-ils tous des pacifistes absolue? Sont-ils contre toute forme de contrôle des naissances parce que en soit ça empêche un autre bébé de naître?

Donc j'vais séparé ce commentaire en trois parties et j'vais essaier de faire de quoi lisible avec mon français magané.

L'héritage catholique de l'Acadie et l'avortement

Peter Ryan et Thaddée Renault au début de son texte déclarent que la tradition chrétienne de l'Acadie, où les églises sont maintenant plutôt vide, devraient dicter nos politiques social au 21ème siècle. J'ai une réponse qui sera probablement qualifié de radical, mais une tradition ne devrait pas éxister si elle ne sert pas à soit améliorer la condition de vie des gens aux présents ou que la changé ne donnerait pas beaucoup de bénéfice pour le trouble.

Par exemple, la langue française est une partie de notre héritage qui est précieux, non seulement au point de vue plus abstrait et flexible de définir qui nous sommes, mais du fait qu'elle permet une réflexion différente de ce qui serait fait en anglais. C'est une diversité des visions qui mène nécessairement à une diversité des idées, ce qui nous permet d'avoir une solution bien plus détaillé aux problèmes que nos sociétés font face. D'autres traditions que nous avons, le fait de dire "Bonjour!" aux gens, ne cause aucun tort et il n'y a pas de nécessité à les changé.

Mais dire qu'il faut se plier à ce que l'église dit simplement parce que ça fait parti de notre héritage, c'est complètement insensé. Je suis un Acadien, mais j'suis agnostique, et aucun peut me dérober de mon appartenance à l'Acadie parce que j'ne suis pas d'accord avec leur point de vue religieux. Oui mes valeurs sont souvent dérivés de la philosophie chrétienne mais le livre saint n'est pas ma loi, et je m'oppose à ceux qui veulent imposer les règles de leur religions sur les autres. Ça pue l'intolérance et c'est certainement pas l'Acadie que j'veut légué à mes enfants, quand j'vais en avoir. Parce que oui, même si je suis pour le choix libre des femmes sur l'avortement, cela ne veut pas dire que j'ne veut pas d'enfants. J'en veut plusieurs d'ailleurs. Et ils seront au moins en partie Acadien, mais il ne seront pas esclave de leur héritage.

M. Peter Ryan pratique le sensationalisme quand il dit "l'hôpital était originellement nommé l'Hôtel-Dieu, c'est-à`dire la Maison de Dieu" Elle était nommée ainsi parce que dans les temps antérieur, les services publique était mené par les églises. Si M. Ryan est si enchanté par l'héritage chrétienne de l'Hôpital Georges-L.-Dumont, souhaiterait-il que les hôpitaux acadienne redeviennent propriété de l'église catholique? J'espère que non, parce que si il suggérerait une telle idée, il serait vue comme un fou. Mais pour que sa pensée tiennent debout, que l'héritage chrétienne doit dicter les politiques de l'hôpital maintenant, comme il dit "[s]i l'hôpital ne veut pas être désigné comme étant la maison de la mort, il va falloir changer de parcours", il doit être d'accord avec cette affirmation. Faut faire attention à ses mots.

Aussi, il ne faut pas oublier qu'une culture, pour grandir, elle doit s'adapter, évolué, comme tout ce qui est vivant (un pro-choix qui explique la vie aux pro-vie?!) Essaier de la figer en place c'est la tué. Donc pour moi, rappellé le passé chrétien de l'Acadie ne change rien à ce qui doit être fait aujourd'hui, en 2006, dans notre monde pluraliste et non sous le règne de l'Église-nation mais sous le règne d'une fédération multiculturelle dans un monde surtout libéral et mondialisé.

La survivance de l'Acadie

Thaddée Renault apporte un deuxième argument contre l'avortement dans la dernière parti de son texte, où il dit que le taux de natalité de l'Acadie est déja très bas et que l'avortement serait la mort de l'Acadie, ou comme il le proclame sur un autre note sensationaliste, que ça serait un génocide, ce que les Anglais n'ont pu accomplir.

D'après M. Renault, avec l'avortement, les Acadiens cesseront tout simplement d'avoir des enfants, parce qu'apparament, personnne en veut. Ce qui est faux, évidemment. En fait, le plus grand danger aux taux de natalité, c'est le fait d'être un pays industrialisé, qui ont tous les taux les plus bas. Les gens de classe moyenne dans ces pays ont tendance à ne pas vouloir d'enfants, tandis que chez les pauvres ont en retrouve souvent plusieurs, et cela inclue certainement les regions où l'avortement est légal.

Si on veut augmenter le taux de natalité, ce n'est pas en forcant les femmes à se faire avorter avec un coathanger, c'est en améliorant les politique du travail et les centres de garderies à travers la province. Le Québec avec son système de CPE a réussie à renverser le declin de son taux de natalité. Ici au Nouveau-Brunswick, les parents paient encore des frais trop haut pour un système pas encore assez développé. On doit adopter des politiques du travail plus flexible pour permettre aux femmes d'avoir des enfants sans qu'ils perdent leurs emplois, et il faut aussi pensée au congé de paterneté et ainsi de suite. Besoin d'inspiration? Faut jeter un coup d'oeil dans les pays scandinaves, et peut-être la France.

Mais ultimement, si on veut que l'Acadie continue d'exister, l'Acadie doit être une société qui accueil les gens qui veulent y participer. Ce qui veut dire qu'avec l'immigration, l'Acadie doit être en mesure de se renouveller. Le terme néo-Acadien doit devenir commun, et surtout, on doit faire beaucoup de place pour que les francophiles des Maritimes aident à faire vivre l'Acadie.

Bannir l'avortement ne va pas faire revivre l'époque où les familles avait 15 enfants, c'est le passé ça, et tant mieux, parce que c'était un époque où les femmes n'avait pas de liberté et plusieurs mourait en donnait naissance. Pour cela il faudrait bannir les condoms, ce qui naturellement augmenterait le taux de maladie vénéréenne, ce qui en coûterait la vie en plusieurs, donc ça serait pas trop pro-vie! En plus, il y aurait de plus en plus de jeunes adolescentes qui deviendrait mère, ce que j'pense pas qu'ils veulent comme résultat.

Tant qu'à moi, je préfère vivre dans un Acadie postmoderne, où les gens sont libres de vivre selon leur choix, non un Acadie féodal, où les gens sont l'esclave de la nature et d'un livre de 2000 ans de vieux.

Le bébé potentiel

Pour les fins de cette explication, je vais nommé les "petits êtres humains qui ne verront jamais le jour" de Lyne St-Pierre des "bébé potentiel", parce que c'est plus cour et c'est justement ce que c'est.

Vous allez me trouver froid, mais comme on percoit avec les deux messages sensationaliste de Peter Ryan et de Thaddée Renault, les arguments des "pro-vie" sont souvent purement émotionnelle. Lyne St-Pierre est un exemple de ça, elle dit se sentir triste qu'un bébé potentiel ne sera pas. Elle devrait souvent être triste, parce qu'à chaque jours, des milliers de bébés meurt avant d'être née, de cause naturelle. Fausse couche, par exemple, qui arrive dans 10% à 20% des grossesses. On peut prendre un exemple plus extrême, chaque sperme qui ne féconde pas un oeuf, c'est un petit être humain qui n'aura pas eu la chance de vivre. Devrait-on bannir la masturbation chez les hommes?

De façon plus réaliste, j'suis d'accord que l'avortement ne devrait certainement pas être encouragé, pour une multitude de raison. Mais ça ne veut pas dire qu'il doit être illégal, ça rendrait seulement les choses pire, avec certains qui vont essaier de trouver des façon illégal (et souvent malpropre) de se faire avorter. Si vous croyez que c'est juste des histoires, ben, justement, je vous suggère de lire une série d'histoire vrais de femmes qui ont été fait des avortements illégaux: http://www.cbctrust.com/nochoice/index.html

Les gens sont têtus. L'histoire démontre bien que l'avortement illégal n'arrête pas les avortements, et j'ne supporterait jamais de la surveillance des citoyens aussi total qui serait nécessaire pour les empêcher. Donc si ils veulent arrêter les avortements, qu'ils s'organisent pour que les gens veulent leurs enfants, plutôt que de les forcés à se trouver une méthode maison pour avorter, en supportant un système national de garderie bien financé et en supportant des politiques de travail flexible.

J'peut pas savoir ce que Lyne St-Pierre pense du sujet, mais j'peut faire une généralisation sur la droite religieuse qui est souvent le moteur des "pro-vie", le terme "pro-vie" est une hypocrisie. Certainement ils peuvent dire que "pro-choix" est une hypocrisie parce qu'on ne "laisse pas le choix au bébé de vivre", mais le bébé potentiel il peut rien choisir à ce point, donc techniquement, on lui enlève pas le choix. Mais la droite religieuse est très pro-guerre, ce qui n'est pas très "pro-vie." Peut-être dans leur avis, un fétus canadien est plus important qu'un enfant irakien?

The JF a dit...

Ah oui, et c'est plate d'être partisan, mais:
Liberal and Conservative MPs join together to fight woman’s right to choose (en anglais parce que la version française est pas très bonne) et First Bill Restricting Abortion Tabled in Canada Under Conservative Government, par le Libéral Paul Steckle. Pendant qu'on s'inquiétait que les Conservateurs allait remettre l'avortement sur la table, c'est un Libéral qui fini par le faire!

Suzanne a dit...

Julie, être "pro-vie" veut dire appuyer le droit à la vie. La droite religieuse au ÉU est peut-être pro-guerre et pro-peine-de-mort, mais la droite religieuse au Canada l'est beaucoup moins, à cause de l'influence catholique.

MaZe a dit...

La droite religieuse canadienne est très anti-registre des armes à feu et vote MASSIVEMENT pour Harper (et donc son agenda pro-guerre). La droite religieuse canadienne est aussi très anti-gais et très anti-bilinguisme.

De son côté, la droite religieuse acadienne compare l'avortement au génocide d'un peuple.